SOMMAIRE

 A - RESTAURATION

1 - NETTOYAGE DES SURFACES

   11- ENLEVER DES TACHES 

      111- TACHE D'HUMIDITÉ

      112- TACHES D’ENCRE 

      113- TACHES GRASSES 

      114- TACHES DE CIRE DE BOUGIE 

      115- TACHES DE VIN 

      116- TACHES DIVERSES 

12- BRÛLURES, ÉRAFLURES 

13- NETTOYER UN BOIS 

14- NETTOYER UN BOIS DORE

15- ÉCLAIRCIR UN BOIS 

16- NETTOYAGE DES BOIS PEINTS OU PLAQUES, DES MARBRES ET DES CUIRS 

2- DÉCAPAGE 

3- DÉPLACAGE

4- RESTAURATION DES PARTIES ENDOMMAGÉES

   41- DÉCOLLAGE 

   42- REBOUCHAGE

   43- COLLAGE

   44- CLOQUES SUR LE PLACAGE

5- PRÉPARATION DES SURFACES

6 -COLORATION DES BOIS

   61- MERISIER 

   62- CHÊNE 

   63- HÊTRE

   64- ACAJOU 

   65- MARQUETERIE (ACAJOU, BOIS DE ROSE, BOIS DE VIOLETTE) 

   66- VIEILLIR AU BITUME DE JUDÉE

   67- VIEILLIR A LA TERRE 

   68- FONCER LE CHÊNE 

7- PROTECTION DES BOIS

8 - PONÇAGE DES SURFACES EN VUE DE LA FINITION

   81- PONÇAGE INITIAL 

   82- UTILISATION DU BOUCHE-PORES

   83- POLISSAGE A LA PONCE D’UNE SURFACE A VERNIR

   84- BUFFLAGE 

9- RECETTE DE CIRES

   91 - CIRE A POLIR 

   92 - CIRE ÉBÉNISTE

10- LES FINITIONS

   101- LE CIRAGE A CHAUD 

   102- LA FINITION MATINE

   103- LA FINITION « ANTIQUAIRE » 

   104- LA FINITION « CIRE-REMPLI » I 

   105- LA FINITION « CIRE-REMPLI » II 

   106- LA FINITION « REMPLI-CIRE » A LA CIRE SOLIDE 

   107- LA FINITION « CIRE-MÉCHÉ » 

   108- LA FINITION « MÉCHÉ-VERNI » 

   109- LA FINITION « PATINÉE » 

   110- LA PATINE A LA TERRE 

 

B - L E V E R N I S S A G E   A U   T A M P O N ­

  • PRÉCAUTIONS

C - VERNIS A L’ALCOOL.

1- LES INGRÉDIENTS

2- LES OPÉRATIONS

   21- LE REMPLISSAGE

   22 - SÉCHAGE

   23 - LE REMPLISSAGE / CHARGEMENT

   24 - SÉCHAGE

   25 - RECHARGEMENT

   26 - SÉCHAGE

   27 - ÉCLAIRCISSAGE

   28 - FINITION

D - VERNIS CELLULOSIQUE

1- REMPLISSAGE

2 - REMPLISSAGE

3 - ÉCLAIRCISSAGE

E - TECHNIQUE DU PLACAGE

RECOMMANDATIONS 

1- OPÉRATIONS DE PRÉPARATION AU PLACAGE

2- PLACAGE AU MARTEAU 

3- PLACAGE A LA CALE    

4- PLACAGE DES SURFACES COURBES 

 A - RESTAURATION

 

1 - NETTOYAGE DES SURFACES

   11- ENLEVER DES TACHES

      111- TACHE D'HUMIDITÉ

•  Sur les meubles en bois massif, nettoyer avec un chiffon imbibé d’essence térébenthine.

•  Laisser sécher puis encaustiquer.

•  Sur les bois clairs, ajouter à la térébenthine quelques gouttes d’huile d’olive. Si la tache ne disparaît pas, faire pénétrer une petite quantité de beurre en massant le bois. Après pénétration, repasser à la térébenthine et cirer à plusieurs reprises.

•  Si les taches persistent, il faut alors décaper localement avant de procéder à la  teinture du bois.

•  Parfaire ensuite la finition (cire ou vernis ; voir ci-dessous).

      112- TACHES D’ENCRE 

•  Frotter avec un tampon de laine d’acier extra-fine trempé dans du   lait.

• Le jus de citron, suivi d’un  lavage à l’eau, efface les taches fraîches.

• Pour les taches anciennes, décaper le bois avec un coton imbibé d’eau additionnée d’acide sulfurique (prendre des précautions).

•  Renouveler si nécessaire.

•  Passer ensuite à l’huile de lin, puis procéder à la retouche de finition après 24 heures de séchage.

      113- TACHES GRASSES 

•  Pour les bois massifs, utiliser de l’essence, de la benzine, de l’eau  écarlate ou de l’éther.

•  Le K2R peut aussi donner de bons résultats.

Placages : prendre des précautions pour que le solvant n’atteigne pas la colle et ne la dissolve, ce  qui pourrait provoquer un soulèvement du placage.

•  Le talc peut aussi être utilisé ; l’étaler en une bonne épaisseur et le chauffer avec un fer à repasser appliqué sur plusieurs épaisseurs de  papier de soie.

•  La terre de Sommières fait le même office, employée dans les mêmes conditions.

•  Les taches de cambouis partiront avec le même traitement, mais plus facilement si elles ont été  traitées auparavant avec une noix de beurre,  appliquée en faisant bien pénétrer.

      114- TACHES DE CIRE DE BOUGIE 

•  Sur le bois, Enlever la plus grosse partie au racloir et procéder comme pour les taches grasses.

•  Sur les tapisseries de sièges ou sur les tissus, enlever la cire en grattant, puis couvrir la tache d’un papier de soie et appliquer un fer à repasser moyennement chaud. La tache doit se reporter en partie sur le papier. Changer de papier à  plusieurs reprises s’il le faut.

•   Nettoyer ensuite à la  benzine, à l’essence ou à l’eau écarlate, en insistant de l’extérieur de la tache vers l’intérieur.

       115- TACHES DE VIN 

Les taches de vin, de jus de fruit ou d’alcool attaquent le bois superficiellement.

•  Racler sans insister, puis gratter légèrement avec un papier abrasif très fin.

•  Humecter à l’eau  oxygénée et  remettre le bois dans sa teinte d’origine.        

•  Parfaire ensuite la finition.

       116- TACHES DIVERSES 

• De peinture : frotter avec de l’essence de térébenthine ou du White spirit. Laver à l’eau savonneuse. Laisser bien sécher. Passer de l’huile d’olive.

• De rouille : poncer légèrement. Essayer la Rubigine.

•  De crayon à bille : les effacer à l’alcool à  brûler.

•  De sauce : frotter la tache avec un coton imbibé d’eau oxygénée.

•  De mercurochrome : elles disparaissent avec de la benzine.

•  Rincer à l’eau savonneuse.

   12- BRÛLURES, ÉRAFLURES 

Brûlures de cigarettes : frotter énergiquement avec un chiffon imbibé d’alcool à brûler.

Éraflures : araser les bords de l’éraflure, poncer légèrement, puis boucher, soit à la cire solide, soit à la gomme laque, soit au vernis spécial.

   13- NETTOYER UN BOIS 

  • Utiliser de l’ESSENCE «C » ou du vinaigre d’alcool chauffé à 50°C.

    14- NETTOYER UN BOIS DORE

  • Faire monter deux blancs en neige.
  • Ajouter une cuillerée de vinaigre ou d’eau de Javel.
  • Nettoyer au pinceau.
  • Rincer.
  • Essuyer.

    15- ÉCLAIRCIR UN BOIS 

  • Utiliser de l’eau oxygénée ou de l’acide oxalique.

    16- NETTOYAGE DES BOIS PEINTS OU PLAQUES, DES MARBRES ET DES CUIRS

•  Avec un chiffon imbibé d’huile de lin, frotter à plusieurs reprises, à une heure d’intervalle.

•  Teinter légèrement pour les bois foncés.

2- DÉCAPAGE 

Décapage de précaution (petits objets, bois précieux)

•  Appliquer au pinceau du décireur ou du dévernisseur,  selon le cas.

•  Nettoyer ensuite à l’essence térébenthine  ou à  l’essence  « C » (utiliser de la laine d’acier fine ou très  fine, puis de la  mèche de coton), jusqu’à obtenir une parfaite propreté du bois ainsi remis à  nu,  mais  sans  blesser  ce dernier par des opérations  violentes, telles que raclage ou ponçage avec un grain trop gros.

Décapage « rustique » (meubles régionaux,...)

•  Préparer une solution de potassium (lessive Saint-Marc) dans de l’eau chaude (2 à 3 verres par litre).

•  Asperger et laisser mousser.

•  Rincer à grande eau.

•  Si besoin, décolorer le meuble encore humide à l’eau oxygénée ou à l’acide chlorhydrique dilué.

•  Laisser sécher.

•  Passer le meuble à l’essence térébenthine avec un tampon.

•  Passer la teinte, éventuellement.

3- DÉPLACAGE

 Enlever les placages à restaurer ou à refaire en utilisant une spatule longue et un mélange d’eau et d’alcool.

•  Chauffer modérément au fer.

•  Humecter avec de l’eau et de l’alcool (ôter le placage à la  spatule).

•  Nettoyer soigneusement les traces de colle ancienne.

•  Déposer le placage. S’il s’agit de marqueterie, coller auparavant un voile de tulle sur le parement (colle à l’eau).

 4- RESTAURATION DES PARTIES ENDOMMAGÉES

 Il s’agit d’exécuter des pièces et des entures, de restaurer des placages,  remplacer des serrures,  des clefs,  bronzes  et  décorations diverses, etc.

    41- DÉCOLLAGE

  • Humecter les parties à désassembler avec de l’alcool à brûler ; utiliser éventuellement une seringue pour infiltrer l’alcool.
  • Laisser agir au moins quinze minutes.

   42- REBOUCHAGE

•   Rebouchage si nécessaire à la cire solide ou à la gomme-laque, éventuellement à la ponce et à  l’alcool  à vernir pour les travaux fins. On pourra utiliser de la pâte à bois selon la recette suivante : prendre de la sciure du bois considéré ou, mieux, de la poussière issue du ponçage de ce bois et la mélanger à de la résine aliphatique. Laisser sécher 24 heures puis poncer. On peut également confectionner une bonne pâte à bois à  l’ancienne en mélangeant la poussière de bois à de la colle blanche, voire à de la colle chaude. Il est possible de teinter le produit dans la masse (avec de la terre éventuellement, préalablement mélangée avec de l’huile de lin).

   43- COLLAGE

D’une façon générale, lors d’un collage à la colle chaude, prendre soin de chauffer légèrement les pièces à assembler ; chauffer également les martyrs. La température ambiante doit être comprise entre 18 et 20°C.

Sur bois debout, frotter auparavant avec une gousse d’ail.

   44- CLOQUES SUR LE PLACAGE

  • Pour résorber une cloque sur un placage, mouiller le côté concave et chauffer le côté convexe. Si nécessaire, introduire auparavant un peu de colle d’os, par une fente aussi discrète que possible.
  • Nettoyer puis refaire le surfaçage.

5- PRÉPARATION DES SURFACES

•  Procéder à la préparation des surfaces à l’aide de papiers  abrasifs  à grains fins puis  très  fins,  pour terminer avec de la laine d’acier extra-fine.

•  Pour les travaux délicats, utiliser un « buffle »,  de la  ponce et de l’alcool à vernir pour bien boucher  les pores du bois (voir ci-dessous « ponçage des surfaces en vue de la finition»).

6 -TEINTE DES BOIS

•    Si nécessaire, teinter le meuble, totalement ou en partie, de façon à  harmoniser l’ensemble.

  61- VIEILLIR LES BOIS 

      611- MERISIER 

• Bichromate ou bichromate et alcali.

      612- CHÊNE 

 • Solution d’alcali ou Pyrolignite de fer à 14° Baumé

•  Pour les teintes plus brunes, utiliser du Rouillnitrate.

      613- HÊTRE

•  Passer une solution de bichromate puis éclaircir avec une solution chaude d’acide oxalique à saturation ou :

•  Passer de l’acide picrique dilué dans de l’alcool puis étendre d’eau jusqu’à apparition d’une teinte jaune.

•    Dès  séchage, reteinter au brou de noix ou de la chicorée diluée dans de l’eau.

      614- ACAJOU 

•  Étendre une solution de bichromate puis éclaircir à plusieurs  reprises la teinte avec une solution chaude d’acide oxalique à saturation.

      615- MARQUETERIE (ACAJOU, BOIS DE ROSE, BOIS DE VIOLETTE) 

•  Passer une solution de bichromate. Après séchage, brûler la teinte  avec une solution d’acide muriatique (esprit de sel).

     616- VIEILLIR AU BITUME DE JUDÉE

•  Faire dissoudre du bitume dans de l’essence térébenthine.

•  Étendre sur la surface à patiner et dans les creux avec un pinceau.

•  Essuyer au chiffon de façon à amener progressivement la teinte  dans les creux.

•  Après séchage de la patine, faire briller à la brosse douce puis chiffonner.

     617- VIEILLIR A LA TERRE 

•  Même opérations et même technique que ci-dessus, mais en employant de la terre végétale à la place du bitume dans la préparation.

     618- FONCER LE CHÊNE 

•  Laver à la lessive de soude plus ou moins concentrée suivant l’effet recherché.

7- PROTECTION DES BOIS.

•  Procéder à des infiltrations de xylophène dans toutes les parties attaquées et dans celles susceptibles  de  l’être.

•   Suivant l’état du bois, procéder à des infiltrations  de  résine  ou  de produit durcisseur dans les  parties  affaiblies  et enduire au pinceau les faces internes  du meuble.

8 - PONÇAGE DES SURFACES EN VUE DE LA FINITION

  • Avant le ponçage, quels que soient les bois, replanir au racloir.
  • Pour les bois plaqués, enlever les papiers de joints à l’aide du racloir, à sec si le bois est teint ou à l’éponge mouillée dans le cas contraire.

   81- PONÇAGE INITIAL

  • Utiliser une cale en bois dur dont la surface est parfaitement plane.
  • Le papier de verre doit être de plus en plus fin au fur et à mesure de l’avancée du travail.
  • Poncer dans le sens des fibres du bois ou en rond, dans le cas d’une loupe (dans ce dernier cas, utiliser une cale en bois tendre).
  • Si le bois est utilisé dans sa couleur naturelle, on le passe à l’eau tiède pour faire lever les pores, avant le ponçage.
  • Si le bois est destiné à être teinté, on le passe ensuite à l’essence térébenthine, avant de le poncer finement. L’essence térébenthine peut être remplacée par de l’huile de lin (qui colore les bois clairs ; attention !) ou, plus volontiers, par de la graisse de porc, voire par de l’huile de vaseline.

   82- UTILISATION DU BOUCHE-PORES

  • Le bouche-pores peut être constitué  d’amidon, d’albâtre ou de talc ou, mieux encore, de poudre de ponce.
  • On peut teinter le produit bouche-pores avec une teinte miscible, et même de la terre, dissoute préalablement dans le l’huile de lin.
  • Il est possible d’utiliser des produits à base de vernis cellulosique.
  • Le bouche-pores peut être dilué dans du white spirit ou dans de l’essence térébenthine.
  • La colle de peau de lapin peut servir de bouche-pores ;
  • Une autre solution consiste à faire un mélange de talc, de gomme laque et d’alcool à vernir (donc de talc et de vernis à la gomme laque).

   83- POLISSAGE A LA PONCE D’UNE SURFACE A VERNIR   

     •  Utiliser une cale à feutre.

     •  On pourra commencer en tournant, mais il faudra toujours terminer en frottant dans le sens des fibres.

  • Mettre un peu d’eau ou d’huile sur la cale pour bien nettoyer la surface ; essuyer ensuite soigneusement avec un linge très fin.
  • Pour une partie marquetée ou ornée de filets en bois, de même que pour les loupes et les ronces, poncer à sec.
  • Eliminer toute trace de gras avant de vernir au tampon.

   84- BUFFLAGE

  • Cette méthode peut être utilisée lorsque le bois est rempli à la ponce et au vernis et qu’apparaissent les défauts du ponçage, principalement sur les loupes et les ronces.
  • Utiliser éventuellement dans un premier temps du papier abrasif très fin sur lequel on dépose un peu d’huile.
  • Le buffle (à l’origine, un rouleau de cuir de cet animal) est composé d’un  rouleau de feutre, ficelé sur sa longueur et dressé à un bout.
  • Passer le buffle sur du papier de verre, puis le tremper dans l’huile (de vaseline, de lin) jusqu’à ce qu’il soit bien imprégné.
  • La cire jaune, à laquelle on ajoute de l’huile et de la ponce, représente le produit de bufflage idéal pour abattre les pores levés.
  • Saupoudrer l’ouvrage de ponce et frotter avec le buffle, qu’il faudra décrasser de temps à autre.
  • Conserver le buffle dans un bocal hermétique.

9- RECETTE DE CIRES

   91 - CIRE A POLIR

  • Mélanger de la cire blanche (60 g.) avec de l’essence térébenthine (45 g) ;
  • Ajouter éventuellement de la terre broyée pour teinter.
  • Chauffer doucement jusqu’à dissolution ; quand la pâte est  refroidie, ajouter 30 g. d’alcool concentré.

   92 - CIRE ÉBÉNISTE

 INGRÉDIENTS

  • 250 g de cire d’abeille - 1 litre ¼ d’essence térébenthine - 100 g de paraffine - 25 g de résine naturelle

RECETTE

  • Réduire la cire et la paraffine en copeaux ; déposer le tout dans un pot en grès.
  • Recouvrir d’un linge sur lequel on dépose la résine réduite en poudre.
  • Verser lentement l’essence térébenthine pour faire dissoudre la résine.
  • Bien remuer l’ensemble afin d’obtenir un liquide homogène.
  • Laisser reposer 24 heures au minimum.
  • Appliquer au pinceau ou à la mèche de coton ; le mélange doit être quasiment liquide.

10- LES FINITIONS.

  • Selon l’état du meuble, sa destination, son prix, le ou les bois dont il est composé, etc. Choisir la finition appropriée : vernis au tampon, ciré-méché, vernis-ciré, patiné, etc.
  • Produits utilisés :

. Vernis gomme-laque à l’alcool,

. Matine,

. Alcool à vernir,

. Encaustiques diverses (solide, en pâte, liquide),

. Vernis copal,

. Popote,...

   101- CIRAGE A CHAUD

•    Frotter le meuble avec un pain de cire dure.

•    Passer rapidement la flamme d’une lampe à souder, sans insister.

•    Brosser à la brosse de plumes d’oie.

•    Frotter à la chiffonnette.

   102- FINITION MATINE

•      Encaustiquer (teinter la cire si besoin, en utilisant un produit miscible, de la terre éventuellement, dissoute auparavant dans  de l’huile de lin).

•    Laisser sécher une nuit.

•    Brosser pour enlever le surplus.

•   Encaustiquer au tampon, en frottant dans tous les sens, avec de l’encaustique très diluée à l’essence de térébenthine.

•    Laisser sécher.

•   Saupoudrer l’ouvrage de ponce et tamponner en chargeant avec de l’alcool à vernir et de la matine. - Bien mélanger les deux produits en malaxant le  tampon.

•    Ajouter progressivement de l’encaustique épaisse dans le tampon pour bien remplir les pores.

•    Prendre un tampon plus sec et tamponner dans le sens des fibres jusqu’à obtenir une surface brillante.

•    Éclaircir éventuellement à l’alcool.

   103- LA FINITION « ANTIQUAIRE »

•    Vernir à la mèche.

•    Laisser sécher.

•    Polir à la laine d’acier très fine.

•    Encaustiquer au tampon.

•    Laisser sécher.

•    Brossage (à la brosse fine).

•    Lustrage (à la chamoisine).

   104- LA FINITION « CIRE-REMPLI » / I 

  • Encaustiquer au tampon (cire teintée, à la terre éventuellement, dissoute auparavant dans de l’huile de lin).
  • Essuyer.
  • Séchage (1 heure et demie minimum).
  • Tamponner à l’alcool à vernir, en saupoudrant de ponce puis mettre un peu de cire pour la glisse.
  • Bien boucher les pores du bois.
  • Laisser «tirer ».
  • Ponçage proprement dit.
  • Tamponner avec une légère imprégnation d’alcool à vernir et un peu de vernis.
  • Remplacer la ponce par de la cire un peu consistante. Frotter toujours en tournant, comme si on vernissait au tampon.
  • Faire sécher la dernière tamponnée en passant le tampon dans le sens du bois.

•      Tamponner légèrement à l’alcool avec un tampon  propre (plus le tampon  devient sec, plus la finition s’améliore).

•    Brossage (mater à la plume d’oie ou à la brosse fine selon les bois).

•    Lustrage (chamoisine).

   105- LA FINITION « CIRE-REMPLI » / II 

•    Boucher à l’alcool et à la ponce (ou bouche-pores liquide).

•    Remplacer la ponce par de la cire consistante pour remplir les pores du bois.

•    Éclaircir à l’alcool.

•    Brossage (brosse fine )

•    Lustrage (chamoisine)

   106- LA FINITION « REMPLI-CIRE » A LA CIRE SOLIDE

•   Passer une couche de cire en pâte ou liquide au pinceau puis frotter immédiatement avec le pain de cire solide sans le ramollir, une fois dans le sens des fibres du bois, une fois dans le sens perpendiculaire. Insister en cas de trous de vers pour  remplir ceux-ci de cire dure.

•    Égaliser de nouveau au pinceau.

•    Laisser sécher 15 à 20 minutes.

•    Lustrer au chiffon de coton dur.

•    Lustrer à la chamoisine.

   107- LA FINITION « CIRE-MÉCHÉ »

•    Encaustiquer.

•    Laisser sécher.

•    Frotter avec une mèche remplie de cire et d’alcool à vernir.

•    Brosser avec une brosse dure (plume d’oie ou chiendent).

•    Séchage complet.

•    Lustrer (chamoisine)

   108- LA FINITION « MÉCHÉ-VERNI »

•    Vernir à la mèche.

•    Encaustiquer au tampon.

•    Laisser sécher.

•    Brosser (brosse fine).

•    Lustrer (chamoisine).

   109- LA FINITION « PATINÉE » 

•    Préparation du bois (teinte, ponçage, ...)

•    Passer une couche de Fondur à la mèche fine.

•    Égaliser à la laine d’acier extra-fine.

•    Encaustiquer.

•    Laisser sécher.

•    Brosser (brosse fine).

•    Lustrer (chamoisine).

110- PATINE A LA TERRE 

Composition du produit :

•    Une part d’huile de lin.

•    Une part d’essence térébenthine.

•    La terre considérée.

•    5 % de siccatif.

Mode d’emploi :

•    Teinter.

•    Passer du Fondur.

•    Égaliser (laine d’acier très fine).

•    Patine.

•    Passer la matine à la mèche.

•    Egaliser (laine d’acier extra-fine).

•    Encaustiquer.

•    Brossage (brosse fine )

•    Lustrage (chamoisine ).

B - L E   V E R N I S S A G E   A U   T A M P O N ­

 PRÉCAUTIONS

  • Bien nettoyer la surface avant de commencer les opérations de  vernissage : la surface doit être dépoussiérée et ne pas être trop grasse.
  • Le tampon doit être souple, pas trop chargé et sans pli.
  • Il faut toujours agiter le flacon de vernis avant emploi.
  • La température ambiante ne doit pas être inférieure à 20°C.
  • Lorsque la surface est prête pour le vernissage, c’est-à-dire lorsqu’elle a été poncée et polie, commence véritablement le vernissage au tampon.

LE VERNIS A L’ALCOOL

Déroulement des opérations :

REMPLISSAGE (ponce/alcool) SÉCHAGE (quelques heures)

CHARGEMENT (alcool/vernis) SÉCHAGE (quelques jours)

RECTIFICATION (ponçage, bufflage)

RECHARGEMENT SÉCHAGE (quelques heures)

CHARGEMENT   SÉCHAGE (quelques heures)

ÉCLAIRCISSAGE

FINITION (popote)

 1- LES INGRÉDIENTS

  • Vernis au tampon.
  • Huile de vaseline, éventuellement huile d’olive ou huile de lin (attention, cette dernière fonce les bois clairs). La graisse de porc, dissoute dans de l’essence térébenthine, convient également.
  • Le tampon est constitué de  mèche à vernir ou bien de laine pure provenant d’un vieux tricot non coloré.
  • La toile doit être à mailles larges au début du travail  et à mailles fines à la fin.
  • Le papier de verre est ultra fin ; il doit être utilisé à l’aide d’une cale en bois dur, parfaitement lisse et sans nœud.

2- LES OPÉRATIONS

   21- LE REMPLISSAGE

Le remplissage des pores du bois se fait à la ponce dont on saupoudre les parties à vernir. Le tampon doit être imprégné d’alcool à vernir, mais sans excès ; toutefois, le liquide doit jaillir quand on presse le tampon. Ce dernier doit être bien souple et doit être malaxé de temps à autre.

  • Il faut prendre soin de ne pas «mouiller » le bois, afin de ne pas décoller le placage ou de ne pas former des cloques.
  • On pourra mettre quelques gouttes de vernis aux premières tamponnées, puis continuer à l’alcool. Ceci est facultatif.
  • Lorsque le tampon ne glisse plus très bien, ajouter quelques gouttes d’huile, mais en mettre le moins possible.
  • Faire des ronds et des huits allongés pour faire bien pénétrer la ponce dans les pores, en veillant à ne pas encrasser le tampon.
  • Lorsque le bois devient brillant et que les pores paraissent bouchés, il faut arrêter le remplissage.

22 - SÉCHAGE

  • Laisser sécher quelques heures. En séchant, la ponce, suivant les bois, se rétracte et se tasse au fond des pores.
  • Le remplissage / chargement s’effectue avec un tampon à mailles lâches, comportant par moitié alcool et vernis ; ce dernier ne doit pas être en excédent par rapport à l’alcool, sinon il risque de «corder ».
  • Le tampon est ensuite recouvert d’une toile un peu plus fine. S’il y a adhérence, on pourra ajouter quelques gouttes d’huile et un peu d’alcool pour faciliter la glisse, en faisant attention toutefois à ce que le tampon ne soit pas trop gras.

S’il y a amas de vernis sur une partie, recharger le tampon uniquement à l’alcool, jusqu’à disparition de cet empâtement.

  • Effectuer des huits de plus en plus grands par rapport à la première opération. A chacune des tamponnées, appuyer modérément au début puis de plus en plus fort au fur et à mesure que le tampon se vide.  
  • Après plusieurs passes, la surface devient brillante et le tampon «nuage ».
  • Lorsque la surface est bien glacée, le bois est correctement chargé. On diminue alors la proportion de vernis pour terminer par une tamponnée chargée uniquement d’un peu d’alcool. On assèche complètement le tampon, en le gardant souple et en lui imprimant des mouvements plus amples. La toile est changée plusieurs fois, afin qu’il ne reste plus aucune trace de gras.

   24 - SÉCHAGE

  • Laisser sécher quelques jours pour laisser «tirer » le vernis.

   25 - RECHARGEMENT

Il faut envisager deux cas :

  • Premier cas : Si le vernis a beaucoup «tiré », c’est-à-dire si la surface présente des creux et des bosses, il faudra faire un ponçage des parties incriminées. Utiliser pour ce faire un papier abrasif ultra fin ou bien un buffle (l’utilisation de ce dernier est impérative pour les surfaces marquetées ou pour les loupes.)
  • Compléter éventuellement le remplissage/chargement, en  procédant comme dans l’opération N° 1 ci-dessus, c’est-à-dire en remettant éventuellement un peu de ponce pour continuer de boucher les pores, à l’aide d’un tampon chargé d’alcool, puis en rechargeant avec un tampon imprégné à 50 % d’alcool et de vernis. Dans ce cas, laisser sécher quelques heures les retouches avant de procéder au rechargement, comme indiqué dans le paragraphe ci-dessous (deuxième cas).

Deuxième cas : Si le travail est impeccable, on peut procéder directement au rechargement avec un tampon garni d’alcool et de vernis, comme précédemment, puis d’alcool uniquement pour terminer les dernières tamponnées par des passages en long et ce, jusqu’à assèchement complet du tampon.

   26 - SÉCHAGE

Laisser sécher 48 heures.

   27 - ÉCLAIRCISSAGE

  • On effectue cette opération avec un nouveau tampon propre, dont la toile doit être très fine.
  • Verser très peu d’alcool à éclaircir sur une première toile qui enrobe la laine du tampon en  répartissant au mieux le liquide sur toute la surface ; pour ce faire, frotter dessus avec la paume de la main. Rabattre ensuite la toile extérieure.
  • Passer très légèrement le tampon sur l’ouvrage, en long d’abord puis en décrivant des huits de plus en plus allongés. A mesure que le tampon sèche, on voit disparaître les traces d’huile qui subsistaient sur le vernis.
  • Quand le tampon est presque sec, on finit par des passes en long, jusqu’à ce que la surface soit bien nette.

   28 - FINITION

  • La finition est effectuée avec un buffle propre, sur lequel on aura versé quelques gouttes de popote.

NOTE: Pour les moulures et les champs, on utilisera du vernis COPAL déposé sur un petit tampon d’ouate. Passer ce tampon en une fois  pour éviter de coller des fibres de coton. Afin de donner un peu de finesse et d’adoucir son brillant, passer sur la surface considérée, lorsqu’elle est bien sèche, un coton légèrement imbibé  d’alcool sur lequel on aura ajouté une goutte d’huile. Sécher ce coton sur le travail.

VERNIS CELLULOSIQUE

 

Les opérations sont les mêmes que précédemment, aux détails près ci-dessous :

1- REMPLISSAGE

  • Dès le début du remplissage, on peut remplacer l’alcool par un mélange à 50 % d’alcool et de vernis.
  • N’utiliser que le minimum d’huile pour faciliter la glisse.

2 - ÉCLAIRCISSAGE

  • Commencer cette opération avec un tampon vernis + alcool. Quand le tampon devient sec, en changer pour un très propre sur lequel on ne met que de l’alcool.

 

TECHNIQUE DU PLACAGE

RECOMMANDATIONS 

•      Avant de plaquer, la surface du bâti doit être nette, propre, non graisseuse, replanie et striée dans tous les sens au rabot bretté.

•      Eviter, si possible, de plaquer sur des assemblages, des champs ou des chevilles ; le cas échéant, frotter auparavant le champ avec une gousse d’ail.

•      Si la feuille de placage est gauche, la dresser en mouillant dans les creux puis en mettant sous presse.

•      L’opération de placage doit être effectuée dans un  local assez chaud (au moins 20°C) pour maintenir aussi  longtemps que  possible une bonne fluidité de la colle.

1- OPÉRATIONS DE PRÉPARATION AU PLACAGE

•    Frotter rapidement avec de l’eau le côté extérieur de la feuille de placage.

•    Enduire rapidement de colle chaude le côté à coller.

•    Enduire rapidement de colle le bâti.

•    Les appliquer l’un sur l’autre.

•    Attention : il ne doit y avoir aucune épaisseur de colle entre le bâti et le placage.

2- PLACAGE AU MARTEAU 

Avec un marteau à panne, appuyer en poussant en avant pour faire  sortir l’excédent de colle par l’extrémité (on peut la pousser sur les côtés si la surface n’est pas trop grande). Ôter la colle au fur et à  mesure qu’elle s’écoule.

DIFFICULTÉ : Il faut être très rapide pour que la colle n’ait pas le  temps de se solidifier sous le placage et n’engendre pas ainsi des épaisseurs.

Il peut être utile d’employer un fer à chauffer (un fer à repasser  fait très bien l’affaire).

On doit coller des bandes de papier sur les joints pour les maintenir rabattus.

3- PLACAGE A LA CALE    

Cette méthode est plus facile que la précédente.

(La cale est un plateau bien dressé, si possible en sapin de fil et sans nœud ; la chauffer modérément avant usage).

Mettre des martyrs entre la presse et la cale pour ne pas abîmer  cette dernière.

MÉTHODE 

  • Commencer comme pour le placage au marteau, puis mettre les cales et presser, en ayant soin d’exercer une pression uniforme.
  • Il est conseillé de chauffer la cale avant la pose, en la chauffant devant un feu clair de copeaux.
  • Pour éviter que la colle, en traversant les pores du placage, n’adhère à la cale, on frotte celle-ci avec un morceau de savon avant de l’appliquer sur le placage.
  • Durée de séchage : de 3 à 4 heures.     

4- PLACAGE DES SURFACES COURBES 

  • Utiliser soit un marteau à panne, soit des cales, des sangles ou encore des sacs de sable. Ne pas oublier de chauffer ces pièces avant le collage.
  • L’épaisseur des feuilles de placage ne doit pas être supérieure à 1 mm pour plaquer dans des courbes.
  • Donner de la courbure en mouillant d’un côté et en exposant l’autre côté à un feu clair ou en les traitant par l’eau bouillante ou par le sable chaud.
  • Placage au sable : remplir des sacs de sable chaud puis les placer sur le placage et presser le tout à l’aide de sangles (utiliser la méthode du garrottage pour serrer ; mouiller éventuellement les sangles pour les tendre davantage).

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